Nos actions récentes

PROJETS DE "BASSINES" DANS LE SUD-VENDEE ET DEPOTS D'OBSERVATIONS LORS DE L'ENQUETE D'UTILITE PUBLIQUE PAR LA COORDINATION POUR LA DEFENSE DU MARAIS POITEVIN ET PAR JANINE FRADIN NOTRE PRESIDENTE:


François Marie Pellerin pour l’association Coordination pour la défense du Marais Poitevin.
Document de 40 pages


De nombreuses carences sur le fond comme sur la forme dans un cadre dévoyé. Les MAE et la desirrigation sont un échec complet en Vendée. Ne s’inscrit pas dans une perspective de long terme qui prioriserait les pratiques respectant les milieux aquatiques. La compensation de l’impact sur d’éventuelles zones humides n’est pas abordé. Le risque de ne pas respecter la POEd est évident, les conditions de remplissage sont dimensionnées pour minimiser les risques de non remplissage en période hivernale sèche. Le dispositif de contrôle des débits pour le remplissage de la réserve de Marsais sainte Radégonde n’existe pas encore. Les modélisations hydrogéologiques sont fragiles dans la mesure où elles n’appréhendent pas les échanges entre la nappe et le  marais.Du point de vue socio économique : la construction des stockages est posée comme une évidence préalable et n’est qu’une compensation envers la profession agricole actuelle.
L’articulation entre la maîtrise d’ouvrage son délégataire et l’organisme unique de gestion collective doit être absolument clarifiée. Compte tenu du taux de financement public envisagé une commission locale d’information
CLI doit être mise en place.


 Janine Fradin

Association
l’EPOUESOU


Le projet de par son coût élevé ne peut que conforter et maintenir pour de longues années une agriculture conventionnelle. La cohérence irait à produire des cultures diversifiées.
Les interactions sous sol calcaire/marais ont démontré une grande fragilité de la nappe.
Quelles sont les articulations entre toutes les réalisations ou projets, les règlements d’eau, la gestion du barrage de Mervent, l’Établissement Public du Marais Poitevin ?


Le tableau "la passerelle aux herbes givrées".

 

En 1991  l’aquarelliste Fontenaisien réputé Pierre Pasquereau (décédé en décembre 2011) fait une exposition de ses œuvres sur le marais à la mairie du Poiré. Quarante tableaux peints spécialement pour cette occasion et soixante aquarelles sont présentés au public, ayant tous pour thème le marais. Un tableau représentant une « passerelle aux herbes givrées ». fait plus particulièrement notre admiration. Cette passerelle, dernier témoin du passé, dans le communal du Poiré, a inspiré à l’épouse de P.Pasquereau  l’idée d’en effectuer la préservation, car elle était à la limite de l’écroulement. Nous nous sommes associés à cette idée qui correspondait bien à nos objectifs de protection du patrimoine. Grâce au produit d’une souscription «  pour que survive un petit pont en bois »  et à l’aide du Conseil Général de la Vendée ce fut chose faite et c’est en mai 1995 que l’inauguration  de « la passerelle aux herbes givrées «  fut faite. Un tableau fut offert  après tirage au sort, par le peintre, à une adhérente à la souscription.       

 Nous lançons, en 2012, la souscription suivante :

L’Epouesou , association de défense des marais mouillés sur le territoire du POIRE sur VELLUIRE , agréée par arrêté prefectoral le 7 septembre 1994, ouvre une souscription pour l’achat d’une petite parcelle de 1750 m2, au lieu-dit la Mocque, en bordure du marais communal (prochaine RNR), route des Hollandais au Poiré/Velluire.


Situé derrière le canal des Hollandais, en zone Natura 2000, cet espace naturel n’est accessible que par une passerelle de construction traditionnelle dont l’Epouesou est déjà propriétaire.
Notre association n’est pas en capacité financière de réaliser seule cet achat d’un montant de 3000€ env, frais notariés compris.
Nous tenons à cette acquisition en zone humide propice à la biodiversité, mais à protéger dans un environnement fragile qui nécessite d’être vigilant notamment au niveau hydraulique.
L’idée de notre projet est de l’ouvrir à nos amis associatifs protecteurs de la nature. Un léger aménagement de ce site , futur refuge LPO, devrait permettre d’en faire un lieu de convivialité et de base d’observations multiples de la faune et de la flore pour les ornithologues et amoureux des marais.

Nous vous sollicitons aujourd’hui par cet appel à souscription, en espérant vous accueillir prochainement sur le site.

Souscription à adresser à la trésorière de l’Epouesou : Ghislaine BAUD, 32 rue des Roches
85200 MONTREUIL.
Nous nous tenons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et vous remercions d’avance .


Bien cordialement
Daniel FRELAND
Président de L’Epouesou

Le résultat de cet appel à souscription nous a donc permis d'effectuer l'achat de cette petite parcelle riche en biodiversité mais fragile, en bordure du canal des Hollandais. Le but poursuivi, avec le soutien technique du parc et de la LPO est de préserver sa flore et la petite faune sauvage qui l'occupe notamment les oiseaux.

Nous vous tiendrons au courant de nos projets car l'actuelle passerelle est dangereuse et nous avons du en interdire l'accès. Nous avons acheté une barque qu'il faudra peindre cet hiver (en espérant avoir un peu d'aide de nos sympathisants).

Mise en fonction le 7 août :

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LES 21 ET 22 SEPTEMBRE NETTOYAGE DE LA PARCELLE RELATEE DANS LA PRESSE :

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Ci-dessous une très ancienne passerelle située sur "l'ancienne Vendée" existait encore vers 1950 pour disparaître lors des remembrements.

 

Cette passerelle contemporaine imite parfaitement les "anciennes passerelles".


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Les bords de la Vendée

 

La commune de Velluire, en 1991, lance un appel aux bénévoles pour le défrichage des bords de Vendée, une opération destinée à remettre à l’usage des promeneurs ce sentier pédestre. Nos adhérents, une quarantaine, se sont portés volontaires.
Cette action n’est pas restée vaine mais elle a provoqué des réactions, qui ont pu être résolues en partie grâce a Fédération des pêcheurs, à la mairie de Velluire, la Communauté de communes de Fontenay et aussi à diverses associations de promeneurs appréciant les paysages de la rivière en voici l’historique.


HISTORIQUE SITUATION CHEMIN DE HALAGE MASSIGNY/VELLUIRE (Bords de la VENDEE


La rivière Vendée, autrefois navigable mais déclassée, est cependant un Domaine Public Fluvial depuis Fontenay le Comte jusqu’à l’Ile d’Elle.
L’ancien chemin de halage, rive gauche, est devenu un chemin carrossable emprunté par les pêcheurs ou promeneurs sauf sur un tronçon « Massigny/ Velluire ». Les propriétaires riverains en avaient bloqué toute circulation piétonnière en clôturant leurs domaines jusqu‘à la rivière.

En 2006 un groupement de 5 associations locales (association de pêcheurs, accueil ville de France, 2 associations de randonneurs et notre association l’Epouesou,) se met en place pour reconquérir le droit de passage pour les piétons et pêcheurs. Le maire de Velluire soutient la démarche.

La Communauté de Communes de Fontenay le Comte veut jouer le rôle de médiateur en organisant des réunions de concertation. La plupart des riverains acceptent et clôturent leur propriété en laissant une bande de 3m. Un seul, qui a des chevaux et des moutons en pâture, se montre récalcitrant. A côté de sa clôture à barbelés qui part de la rive, il installe des « échalas » de plus d’1m dangereux à franchir, ce qui est d’ailleurs impossible pour la majorité des promeneurs Après de longues négociations, de guerre lasse, le Président de la Comcom de Fontenay le Comte accepte que ce riverain récalcitrant installe des portillons. Il n’entretient pas le terrain et la berge est envahie par les ronces et les chardons. Régulièrement les associations regroupées organisent des marches pour constater que la libre circulation n’est pas respectée et le font savoir au Président de la Comcom et au Sous Préfet.

Depuis 2011 le passage est un peu plus aisé car le riverain a supprimé beaucoup de ronces. Mais les promeneurs font souvent demi tour avant les portillons du fait des animaux présents. Et en été, les chardons en grand nombre, obligent à s’éloigner de la berge. Cette dernière est d’ailleurs en mauvais état, parfois en devers, ce qui présente un danger.

En 2012 le groupement a effectué une dernière marche collective mais la lassitude est présente. Aujourd’hui, seule, notre association L’Epouesou reste vigilante.

Il est à noter que la rive droite est totalement inaccessible du fait des prairies clôturées et pâturées par des bovins.

Une « voie verte » c’est-à-dire un chemin piéton/ vélo /chevaux est en cours d’élaboration entre Fontenay le Comte et Velluire le long de la Vendée. Il s’éloignera de la rivière pour ce tronçon Massigny /Velluire en passant par un chemin d’exploitation sans intérêt, entre les champs de maïs .


Notre association revendique la restauration des berges par le syndicat des communes riveraines de la Vendée en DPF et la libre circulation piétonnière, sur l’ancien chemin de halage dans la stricte application de la loi.

 

Autrefois existait, sur cette rive, un restaurant : "la moulinette" où chaque dimanche, avant la dernière guerre, des adultes venaient danser pendant que leurs enfants se balançaient ! Le départ des soldats pour la guerre, et le moral de leur famille ont provoqué la disparition de ces fêtes si appréciées des habitants des deux communes.

 

 

Le Puits Communal

En 1902, sous le mandat du maire Pierre Godin, une pétition des habitants des huttes du marais communal demande la construction d’un puits. Pendant toute l’année, et surtout l’été, l’eau qui sert à l’alimentation des huttes ( les sources), est souvent défectueuse et peut devenir la cause de bien des maladies.

 

Le conseil, considérant que l’examen des couches de terrain a amené la certitude de trouver de l’eau potable à quelques mètres de profondeur, vote donc la somme de 220 F pour sa construction sur un terrain communal aux « chétifs-bois. »

 

Lors du remembrement, en 1962, la répartition des terres inclus le puits, dont l’usage est abandonné en raison de l’adduction du service d’eau, dans une propriété privée. Derrière le puits, disparaissent peu à peu les traces de l’ancienne ceinture du marais  comblée en partie par toutes sortes de gravats.

 

En 1994  Jean Guillaud alors Président de l’association pour la valorisation de la race bovine maraîchine, achète cette parcelle incluant le petit puits. René Rosoux, biologiste au Parc Naturel Régional intéresse le PNR à la restauration de ce milieu humide qu’il relie au canal des Hollandais et du puits, presque centenaire, dont l’architecture, en pain de sucre est particulière. Restauration réussie : crépissage à l’ancienne et appareillage parfait. L’ensemble par sa simplicité, son authenticité retenant les regards des passants, l’association propriétaire, décide d’en laisser le libre accès au public en effectuant une enclave dans la clôture. 

 

 

Les cigognes

Pour la première fois au printemps, le nid installé depuis de nombreuses années dans la "parcelle aux oies" a été visité par un couple de cigognes. Simple passage de reconnaissance car la visite a été brève ?  Un espoir pour 2014 ?

Ce site dit la "parcelle aux oies" a fait l'objet d'un contrat nature, elle bénéficiera donc des fonds de la Région par l'intermédiaire de la Communauté de Communes des pays de Fontenay.

Pour mémoire, notre Association est membre du Comité de pilotage de ces contrats nature près de la Communauté.